L’exposition "American Revolution : The Augmented Exhibition" au Musée national de l’armée américaine à Fairfax County, en Virginie, propose une visite immersive de la guerre d’Indépendance américaine produite par l'entreprise Histovery. Les visiteurs, équipés d’une tablette, peuvent revivre des moments clés comme la bataille de Bunker Hill ou le siège de Yorktown, avec des reconstitutions à 360 degrés et des témoignages de figures historiques. L’exposition met en lumière le rôle des soldats ordinaires, comme lors du transport de l’artillerie par le général Knox, et aborde aussi les défaites stratégiques, comme à New York en 1776.
Nous parlons souvent chez RA’pro de l’utilisation des technologies immersives pour la médiation, qu’elle soit scientifique, culturelle ou historique. Le lancement du « Mois numérique à la romaine » par le MuséoParc Alésia était donc une excellente occasion de revenir sur ce sujet et de mettre en lumière les actions particulière de ce lieu unique en France. Nous avons donc échangé avec Laurent Bourdereau son directeur.
L’art et les musées intègrent progressivement la réalité augmentée pour enrichir l’expérience des visiteurs. Le Louvre, en partenariat avec Snapchat, propose depuis 2026 une visite en RA intitulée The Incredible Unknowns of the Louvre, où des QR codes déclenchent des animations sur smartphone pour révéler des aspects méconnus des collections. D’autres musées, comme le Metropolitan de New York, misent sur des applications ludiques, comme Met Replica, qui permet de "porter" virtuellement des objets du musée via des avatars en ligne. Si la RA offre de nouvelles façons d’interpréter et de partager le patrimoine, son usage soulève des questions sur l’équilibre entre médiation numérique et expérience directe de l’œuvre.
Le projet "Layers of Place: Austin" est une exposition en réalité augmentée accessible via l’application Hoverlay, composée de six installations disséminées dans le centre-ville d’Austin. Créée par le MIT Open Documentary Lab, cette œuvre mêle récits immersifs et histoire locale. Chaque installation, conçue par des artistes internationaux, explore des thèmes comme l’écologie, la mémoire ou l’histoire sociale. Les visiteurs peuvent découvrir ces œuvres gratuitement, même après la fin du festival SXSW, grâce à des QR codes sur place. L’objectif est de rendre l’art et l’histoire accessibles sans modifier physiquement les lieux.
L'exposition présente des portraits du peintre britannique Jonathan Yeo, animés grâce à la réalité augmentée. Utilisant les lunettes intelligentes Spectacles de Snap, les visiteurs interagissent avec les œuvres qui évoluent en temps réel. Cette exposition, issue du programme de résidence d'artistes de Snap AR Studio, montre comment la technologie peut enrichir l'expérience artistique. Elle sera présentée à SXSW du 15 au 17 mars 2026. Un panel avec Jonathan Yeo et Ben Wymer de Snap est également prévu pour discuter de l'avenir de la technologie portable dans les musées.
L'œuvre « Dérives Géométriques » de Guillaumit, située dans le quartier de la Fonderie à Mulhouse, s'inspire des méandres de l'Ill et des tracés cartographiques locaux. Grâce à la réalité augmentée, en scannant un QR code, le public déclenche des animations dynamiques, transformant la fresque en une expérience interactive.
Le Louvre et Snapchat proposent une expérience de réalité augmentée dans six départements du musée. Les visiteurs pourront explorer six chefs-d'œuvre à travers leur téléphone portable, dont le code de Hammurabi, le buste d'Akhenaton, le portrait d'Anne de Clèves, la Korè de Samos, les Quatre captifs et un bassin de Bernard Palissy. Ces œuvres s'animeront, révélant des détails cachés et retrouvant leurs couleurs et formes originales. Les expériences, gratuites, ont été développées par l'AR Studio de Snapchat en collaboration avec les conservateurs du Louvre, s'appuyant sur des archives et des recherches scientifiques récentes.
"An Ark" est une pièce de théâtre innovante qui utilise la réalité augmentée pour créer une expérience immersive. Les spectateurs, équipés de lunettes Magic Leap, se retrouvent face à des acteurs virtuels racontant des histoires personnelles qui résonnent avec le public. La pièce explore des thèmes profonds comme la vie, la mort et l'existence, en utilisant la technologie pour rapprocher les acteurs des spectateurs. Malgré quelques imperfections techniques, l'expérience est émouvante et crée un sentiment de connexion entre les participants. "An Ark" montre comment la réalité augmentée peut enrichir l'art traditionnel du théâtre.
Encore une belle édition de Museum Connections qui fêtait cette année sa 30ᵉ édition ! La thématique de cette année était la résilience et, comme vous pouvez l’imaginer, c’est parfaitement adapté à un moment de baisse de dotation et d’ingérence idéologique multiple dans le musée. La place de la technologie en général et de la XR en particulier a augmenté cette année. C’est une tendance de fond qui se confirme avec, en 2026, une « quasi » égalité du nombre d’exposants dans la partie tech et dans la partie shop. Mais les exigences des utilisateurs sont plus pragmatiques. Les expériences doivent être belles, utiles mais surtout rentables et c’est peut-être le signe de fond de cette édition. Revenons sur cette édition avec, en bonus, un entretien avec Yannick Pazze, co-fondateur de AR[t] Studio, et exposant sur cette édition.
Nous avons eu le plaisir d’échanger avec Yao Lu, cofondateur de la start-up française StoneDrum, dont l’activité se concentre sur l’application de la réalité augmentée au secteur culturel. Fort d’une expérience significative au sein de grands groupes comme Orange et HTC, il apporte une expertise technique approfondie dans le domaine des technologies immersives. Son entreprise accompagne aujourd’hui les musées et les lieux d’exposition dans la création de parcours de visite enrichis par le numérique.
Les mutations numériques transforment en profondeur le paysage culturel. Les technologies immersives et interactives ne se limitent plus à des outils techniques : elles deviennent des moteurs de création, de médiation et d’innovation. Elles redéfinissent les formes artistiques, les modes de production et la relation entre les œuvres, les publics et les lieux.
Après plusieurs semaines de travail, une nouvelle fresque murale en réalité augmentée a été dévoilée au centre-ville de Des Moines, Iowa. Réalisée par l'artiste néerlandais Leon Keer, en collaboration avec Principal Financial Group, cette œuvre de plus de 700 mêtres carrés représente des télévisions vintage hyper-réalistes affichant des paysages de l'Iowa. Une application iOS gratuite développée par la Greater Des Moines Public Art Foundation permet aux écrans de s'animer.
Je vous propose une nouvelle plongée dans un des panels de l’AWE 2025 qui cette fois porte sur le thème de l’impact de la XR dans la musique ou, pour être plus précis, sur l’industrie musicale.
L'exposition de Frédéric Durieu et Nathalie Erin invite le public à explorer un univers imaginaire, à la frontière du réel, du 12 septembre 2025 au 1 novembre 2025 à Agde. Les visiteurs traverseront un "miroir temporel" pour découvrir des clichés des artistes, présentés comme des tableaux en réalité augmentée.
Snap et Jean-Michel Othoniel propose une expérience en réalité augmentée pour les Cannes Lions 2025 à découvrir à la Malmaison de Cannes
Le Seymour Marine Discovery Center à Santa Cruz a lancé une expérience de réalité augmentée mettant en vedette Ms. Blue, un squelette emblématique de baleine bleue de 26,5 mètres en cours de restauration. Les visiteurs peuvent désormais utiliser une application gratuite pour visualiser une reconstitution numérique complète de Ms. Blue.
Le Musée d’Histoire et d’Art de Bormes les Mimosas propose une utilisation de la réalité augmentée dans son exposition permanente en utilisant la technologie de Histopad.
La banque ACBA lance une série limitée de cartes bancaires augmentée grâce à la technologie de l'entreprise Arloopa
L'artiste sherbrookoise Adèle Blais présente un nouveau projet appelé "Peindre l'Histoire", mettant en lumière 14 grandes femmes de l'histoire souvent oubliées. Le projet utilise la réalité augmentée pour présenter des portraits et des récits audio sur ces femmes, accessibles via une application mobile.
La ville de Dallas lance une application de RA pour découvrir la culture noire de la ville entre 1860 et aujourd'hui
